L'affaire Grégory réouverte ?
Près de 24 ans après les faits, un procureur français a requis la réouverture de l'instruction judiciaire concernant l'assassinat du petit Grégory Villemin en 1984, l'une des plus grandes énigmes criminelles de l'après-guerre en France, avec l'affaire Dominici.
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Vingt-quatre ans après l'assassinat du petit Grégory Villemin en 1984, le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney, a requis mercredi la réouverture d'une instruction qui, des années durant, a vainement tenté d'éclaircir l'une des grandes énigmes criminelles de l'après-guerre en France. Reste à connaître, désormais, la suite que la chambre d'instruction de la cour d'appel de Dijon voudra réserver à cette demande motivée par les progrès des analyses scientifiques.
Saisi d'une requête introduite par les parents Villemin durant l'été 2007, le procureur général s'est en effet référé à l'avis d'un expert qui a étudié la « possibilité de procéder à de nouveaux examens techniques susceptibles de permettre la révélation de traces ou d'éléments d'ADN » sur un certain nombre de scellés constitués à l'époque des faits.
« L'affaire Grégory » a donné lieu à bien des dérapages et des rebondissements. Elle débute le soir du 16 octobre 1984, quand le corps de Grégory, 4 ans, est découvert, mains et jambes liées, dans la Vologne, à 7 kilomètres en aval de Lépanges où vivent ses parents, Christine et Jean-Marie Villemin.